Nathanaël n'aurait plus travaillé depuis 3 semaines, on aurait trouvé des locataires, notre maison aurait été rangée en cartons, nos sacs auraient été prêts.
J'aime imaginer la fête que ça aurait été, la date avait été posée avec nos amis pour être sûrs de leur présence. J'aime imaginer les moments que les enfants auraient partagés et engrangés avec leurs copains copines. J'aime imaginer l'excitation qui nous aurait serré le coeur au moment des "au revoir" de chacun, nous disant qu'on se reverrait dans un an !
J'aime imaginer notre soirée post-fête, en nous disant "tu te rends compte ?".
Nous avions repoussé notre départ à septembre ...
Et puis, dans la vraie vie, aujourd'hui, il y a plus de 5,3 millions de malades du Covid dans le monde entier, 188 pays sont touchés, de nombreux pays sont encore confinés alors que ne nous pouvons sortir que depuis 12 jours, les frontières sont encore fermées et les avions toujours cloués au sol ... L'Europe termine sa première vague tandis que le Canada, les Etats Unis sont en plein dedans et que l'Amérique du Sud sont est le nouvel épicentre de l'épidémie ...
Dans la vraie vie, septembre, c'est demain et ça nous semble bien compliqué de pouvoir partir "demain".
Quand partirons nous ? Dans ma tête, je pense dans 2 ans, pour éviter de "rater" l'entrée en 6ème de Lilouane ... Je pleure, je peste, je râle, j'enrage, mais je n'arrive pas à le dire à voix haute ... Etre dans le flou n'est pas confortable pour autant.
En plus, aujourd'hui, il pleut !!